Objectif d’une thérapie : apprendre a construire du bonheur

psychothérapie

L’article de ce jour propose de définir les objectifs d’une psychothérapie.

L’être humain n’est pas un animal, il a donc besoin (même si ce n’est pas conscient), de donner un sens à sa vie : d’avoir des valeurs pour lesquelles il se bat, il a pris un cap et il le garde malgré les difficultés mises sur sa route.

Ceci nécessite d’avoir une bonne image de soi pour pouvoir croire en soi, se faire confiance, oser affirmer sa différence, oser aller à l’encontre du conformisme ambiant. Ceci suppose de s’être débarrassé de nos peurs infantiles : peur de déplaire, d’être rejeté, de n’être pas aimé, voire d’être détruit!

Le bonheur suppose d’être libre. Libre d’être soi-même et d’exister en fonction de soi !

Pour Alain DELOURME, ainsi que pour le Philosophe Robert MISRAHI, le bonheur est l’expérience de soi-même comme sujet libre, désirant et responsable de ses choix existentiels.

Comment choisir la méthode thérapeutique ?

Comme le dit Alain DELOURME, ce qui compte surtout c’est la personnalité du thérapeute, plus que la « technique » qu’il utilise. Bien que la technique choisie est un rapport avec sa « forme de sensibilité », résultant de son histoire et de sa problématique de base.

Ce qui importe c’est que le thérapeute ait fait un travail sérieux sur lui-même, c’est à dire qu’il ait affronté sa souffrance d’enfant en présence d’un pair (personne ne fait ce travail par hasard).

Le degré de souffrance et la forme de la souffrance du thérapeute le rendront plus apte à aider telle ou telle personne.

Par exemple, ce n’est pas la même chose d’avoir subi des traumatismes de guerre ou familiaux : dans le premier cas, l’ennemi est un étranger, dans le deuxième, l’ennemi est celui qui était là pour vous protéger et vous aimer inconditionnellement !

La compréhension du thérapeute est conditionnée par son histoire même s’il a fait une analyse approfondi sur son histoire.

Sa grille de lecture est tout de même subjective. Il n’y a pas d’objectivité absolue : ce n’est pas forcément dommageable à condition d’assumer cette donnée.

C’est pourquoi, il me paraît important de respecter les « différentes approches » puisque telle pourra convenir là où une autre aura échoué.

Il est souhaitable que les thérapeutes prennent ce fait en compte au lieu de faire passer leur technique pour la meilleure, juger et condamner les autres et être dans une rivalité infructueuse pour tous !

Dans une discipline touchant autant à l’affectif et à la complexité de l’être humain, il devrait y avoir la place pour l’innovation et du respect pour ceux qui prennent des risques ! (au lieu d’une suspicion, qui faisant craindre au psy d’être banni par leurs pairs les rend tièdes et les empêche d’être créatifs!)

La garantie pour un patient d’être en face de quelqu’un d’honnête et de libre, donc qui lui permette vraiment de se libérer, c’est que le thérapeute se soit confronté émotionnellement à sa souffrance afin de ne pas emprisonner son patient dans son propre refoulement !

Ceci, ne s’apprend donc pas à l’université, ni dans les livres, et l’efficacité d’un psy n’est pas liée à son ou ses diplômes.

Les diplômes reconnaissent un « savoir intellectuel », non une valeur humaine, ni une garantie que le thérapeute ait accédé suffisamment à son inconscient !

Le diplôme peut même masquer son ignorance : en s’abritant derrière une reconnaissance docile qui impressionne tellement de gens !

On fera d’emblée de jeu plus confiance à un psychiatre ou un psychologue qu’à un psychothérapeute n’ayant pas ses diplômes officiels

Il faut savoir qu’aucun « entretien » n’est fait à l’entrée de la faculté de médecine ou de psychologie pour jauger la construction du futur élève.

Il suffit donc d’avoir des capacités intellectuels pour se voir octroyer un pouvoir énorme sur les autres ! (la même chose d’ailleurs pour les enseignants!)

Par contre, tout accès à une école de psychothérapeute ou de psychanalyse passe par un entretien avec un psy.

Y-a-t-il beaucoup de charlatans chez les psys ?

Ce qu’il faut savoir :

Un député, médecin de son état, Monsieur Accoyer, a fait passer un projet de loi, (en pleine nuit) à l’Assemblée Nationale pour réglementer la profession de psychothérapeute et de psychanalyse, la loi est passée.

Depuis, seuls les médecins, les psychiatres et les psychologues peuvent utiliser le titre de psychothérapeute sans aucune formation spécifique et sans obligation de faire sa propre analyse et se faire contrôler par la suite.

Quand on connaît l’approche des psychiatres sur la souffrance humaine, le peu de cas que font les médecins sur la psychosomatique et l’approche universitaire des psychologues, on a froid dans le dos!

Si le motif du docteur Accoyer semble louable (interdire aux charlatans et sectes de pouvoir exercer), il faut savoir que la profession s’est déjà fortement mobilisée en interne pour identifier les réels thérapeutes et donner à ceux-ci un certificat de reconnaissance professionnelle.

Pour ce faire, le candidat doit déposer un dossier justifiant d’une formation sérieuse, d’un travail sur lui-même long et réel, et doit justifier de plusieurs années de pratique avec contrôle d’un collègue.

Après étude de son dossier, le candidat est auditionné devant un jury national.

Alors, non le danger ne vient pas des charlatans mais d’un pouvoir qui veut tout contrôler, y compris, avec qui vous devez « gérer » votre jardin secret, votre âme…

Bien entendu, ces gens habilités par le pouvoir à nous analyser ont reçu l’enseignement de ces mêmes pouvoirs…

De nombreux « psychothérapeutes » se sont vus privés de leur titre et ont dû trouver une nouvelle appellation.

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