De l’utilité de revisiter son enfance

Pour beaucoup de personnes qui connaissent des problèmes, il est important de se connaitre soi-même. On remarque que beaucoup de personnes sont comme anesthésiées, ne ressentent aucune révolte ! Au contraire, elles s’en veulent à elles-mêmes, pas aux autres et surtout pas à leurs parents !

Reconnaitre d’où vient le problème

Les personnes pensent volontiers que leurs parents ont été parfaits et que leurs problèmes n’ont rien à voir avec leurs parents : « tout s’est bien passé », » j’ai eu une enfance normale », « j’ai eu une enfance heureuse », me disent-elles !

Il faut en réalité traduire qu’elles n’ont pas été frappées, violées, ou enfermées dans un placard – ce qu’il reste très souvent la seule référence d’une enfance maltraitée, violente et malheureuse ! [Olivier MAUREL, Oui la Nature Humaine est bonne]

Et pourtant aujourd’hui pas grand-chose ne va ! Mais c’est de leur faute ! C’est leur tempérament ! C’est génétique !

Certaines personnes ne supportent même pas l’idée de résolution du problème. [Film « Oui, Mais » Yves LAVANDIER, 2001]

Préférant rester dans « un flou artistique »(je me suis faite traiter de manichéenne !), ça fait partie de la vie a-t-il essayé de m’enseigner cet homme que sa femme voulait quitter et qui fumait comme un sapeur !

Effectivement, la souffrance fait partie de la vie, mais il faut distinguer les souffrances d’enfant (non résolues et insupportables) et les souffrances d’adulte tout à fait gérables et supportables !

Accepter ses limites

Quand le « Moi » est fort, on a les ressources pour y faire face ! Mais quand le Moi n’est pas construit (exemple : « je ne sais pas qui je suis »), qu’on a une mauvaise image de soi, on se sent nul, impuissant, et ceci est insupportable car la honte de soi empêche de prendre toute sa dimension ! (c’est un euphémisme). [John BRADSHAW S’affranchir de la honte]

On ne peut être heureux qu’en s’aimant soi-même en s’acceptant avec ses limites sans se dévaloriser- en étant fier de ce que l’on est même avec ses limites !

Ce qui est essentiel pour un être humain c’est la reconnaissance de ce qu’il est vraiment : tout écart provoque une souffrance, des inhibitions, des maladies proportionnels à l’écart…

C’est la tragédie de la condition humaine : on ne peut se valider soi-même ! On a un besoin vital d’être reconnu par quelqu’un à valeur parentale pour pouvoir se reconnaître soi-même.

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